Victime de moi même
« cesse de faire ta victime », « victime ! »,
lentement je laisse ces mots venir à moi,
pourtant quelque chose m’en empêche,
Le « déni » je crois,
étant un mot qu’on m’a approprié juste,
je l’accepte comme une offrande qui en réalité se trouve être un jugement.
Pourtant qui est l’homme pour juger d’autres,
si il n’accepte pas le jugement que d’autres croient bon lui donner.
Au fond je crois que je me mens à moi même en me disant aller « bien » malgré les tourments incessants que me procurent ces jugements.
« Gentille,trop gentille » dit l’homme quand je me cache,
« Méchante » dit l’homme quand je me rebelle,
puis
« Victime » a dit l’homme quand j’ai essayé de m’exprimer.
Ces mots paraissant insignifiants au premier abord, se révèlent être les pires cauchemars de la personne visée en leur encontre.
Pourtant personne ne l’aperçoit…
C’est ce qui m’est arrivé quand j’ai essayé de m’adapter aux humeurs des gens, gentille quand eux se montraient méchants envers moi, méchante de leur histoire quand eux se croyaient être victimes et pour couronner le tout,
victime quand eux se montraient les« gentils » de leur histoire bien évidemment.
Mais qui suis je pour juger les gens si je n’accepte pas le sort qu’ils me jugent convenable.
Peut être que je suis…
« victime de moi même »
Je ne sais guère ce qui m’a pris en écrivant ces mots sachant que je ne les montrerai à nul homme, mais ils m’apportent un semblant de réconfort en les entendant, malgré mon histoire, je garde espoir.