Je suis Sénégalaise, Française, Anglaise; je suis tout et rien en même temps; un mélange de cultures, comme une recette où chaque ingrédient différent aide à composer mon identité, à créer quelque chose de particulier et spécial. Mes parents viennent de deux mondes différents, blanc et noir, nuit et jour, chaleur et fraicheur.
Mon père est un insulaire, né sur une île perdue, au bord de l’Atlantique ou les gens vivent en harmonie, chrétiens et musulmans, blancs et noirs, européens et africains. Une île, recouverte de coquillages, chacun apportant sa propre histoire pour créer cet endroit magique et mystique situé au milieu de la mangrove. Je dis l’île de mon père, mais aussi la mienne, sur laquelle je joue à cache-cache avec mes cousins, ou mon esprit compétitif me pousse toujours à persévérer. Mais aussi l’île dont j’ai sauté du pont qui relie le continent a cet oasis. Ce vieux pont en bois qui représente deux mondes différents, celui des vivants et des morts, un pont qui démontre le parcours de la vie, mais surtout le pont qui m’amène à mon sanctuaire, à l’endroit ou tous les problèmes majeurs de la vie se dispersent, juste pendant quelques petites heures.
D’autre part, je suis française, venant d’un petit quartier dans le Sud-Ouest de la France. Ce quartier, où ma mère a passé 20 ans de sa vie, appelé Salles, qui est si petit mais dans lequel j’ai passé une grosse majorité de ma vie. Précisément 15 ans, 15 été passées à m’étaler sur la plage de Biscarrosse, soleil qui tape mon visage, sable qui se pose dans mes cheveux, marchandises de glaces qui attirent mon regard. 15 été de ma vie passer sous la pagode de ma Mamie a manger pendant des heures et des heures, à discuter avec des membres de ma famille, si expérimentés qu’ils racontent leurs vécus pendant la deuxième guerre mondiale. Pourtant, malgré les cris des enfants qui fuient les vagues ou les pleurs de mes cousins qui se battent, cet endroit, si différent de l’île de mon père, si insignifiant pour le reste du monde, reste si important et présent dans ma vie.
Je viens de deux mondes différents, et cependant je vie dans un autre entièrement. Je suis unique. J’ai toujours été différente; ceux qui ont les cheveux lisses, blonds, facile à coiffer ne peuvent pas être plus distincts de moi, et mes boucles qui n’arrivent même pas jusqu’à mes épaules. En tant qu’enfant de troisième culture (TCK), je n’ai pas encore trouvé ma place dans ce monde; Suis-je noire ou blanche? Je sais pas, peau noire comme la nuit mais claire comme le contraste de la lune et des étoiles, je suis un peu des deux. Mes yeux ronds et bruns, comme ceux de mon frère, constituent qui je suis à travers les expériences dont ils ont été témoins. Née en Angleterre, je portais le froid et la pluie comme une seconde peau. Mes aventures africaines en Egypte et au Sénégal ont créé qui je suis aujourd’hui; une fille de jambes assez petites comme ma mère, mais rapides comme celles de mon père, de nez européen mais de cheveux afro, Senegalais.
Mes expériences m’ont façonnées pour devenir qui je suis aujourd’hui; je ne connais pas tout et j’ai toujours beaucoup à apprendre; néanmoins, je sais qui je suis maintenant.
Ceci est moi, je suis métisse.